Archimède 1968, Rémi Kauffer

Archimède 1968

Titre : Archimède 1968

Auteur : Rémi Kauffer

Genre : Littérature/ Historique

Citation : « Ce type à la chemise ouverte et à l’antique fusil Lebel en bandoulière qui lisait Franc-Tireur derrière la barricade comme il l’aurait fait à la terrasse d’un bistrot… »

Présentation de l’histoire : En aout 1944, ils avaient vingt ans. Sur les barricades du quartier latin, les membres du réseau Archimède combattent pour libérer Paris. Leur espoir : une France juste et fraternelle.

Vingt ans, au printemps 1968, c’est l’âge de leurs enfants. Mobilisation, agitation, contestation : de Nanterre à la Sorbonne, la fièvre monte, elle ébranle la société et divise les familles.

Au même moment, Jacques Foccart, l’éminence grise du général De Gaulle, réactive le réseau Archimède en lui confiant une mission délicate : protéger des tractations secrètes à Paris sur la guerre du Vietnam.

Entre les deux générations s’engage alors un chassé-croisé infernal. Tandis que les jeunes soixante-huitards, ivres d’utopie révolutionnaire, courent de manif en émeute, leurs parents, anciens Résistants, œuvrent pour la mission Vietnam dans une capitale en folie.

1944 hier. 1968 aujourd’hui. Voici le grand roman des barricades. 

Mon avis : Une couverture noire avec un incendie au loin. Il n’en faut pas plus pour attiser ma curiosité et le lire.

L’auteur manie une écriture « neutre », ni trop facile, ni trop difficile. Utilisant aussi bien des phrases courtes que longues sans que cela trouble la lecture. Il y a un bon dynamisme, bien structuré avec un choix correct des mots qui fait transmettre avec efficacité les sentiments des personnages. On alterne régulièrement entre des rythmes calmes, qui nous permettent de comprendre la situation de l’époque et des personnages, et des rythmes plus rapides, ou l’action s’enchaine sans accros. La police du texte est en Times new roman ce qui a l’avantage de ne pas trop fatiguer les yeux et rend la lecture confortable et agréable. Comme dans la plupart des romans, le point de vue est omniscient, ce qui nous permet de suivre facilement les protagonistes.

Comme on peut si attendre de la part d’un roman historique, les faits qui nous sont racontés ont eu lieu, la révolution de mai 68 dans ce cas-là. J’en vois déjà en train de dire que cela va être barbant ou ennuyeux et pourtant ! On n’arrive pas à se lasser, ni à s’ennuyer d’ailleurs. S’il y a une intrigue c’est certainement le conflit qu’il y a lieu entre les deux générations : les anciens Résistants de 1944 et leurs enfants. Il est vrai qu’il y a beaucoup de personnages différents mais cela à l’avantage de nous présenter les différences d’opinions des générations. Les anciens Résistants ont beaux comprendre, pour certains, les raisons des jeunes, ils ne les acceptent pas. Quant aux Jeunes, ils ne supportent pas que leurs parents n’acceptent pas leurs idées. Il y a beaucoup de tensions, très bien retranscrite, et parfaitement ressentie. On retient notre souffle quand les personnages sont embarqués dans une série de problèmes. On est curieux quand les personnages nous contes leurs passés. Bref, on est bousculés par les émotions ! L’histoire se passe à Paris, aux prémices des manifestations de 68. On a le droit à de réguliers sauts dans le temps, en 44, que les anciens Résistants nous racontent avec, des fois, beaucoup d’humour.

Conclusion : Un livre historique très intéressant et très enrichissant qui nous apprend beaucoup de choses sur la période de Mai 68, que des amoureux de l’histoire adorons mais qui reste très accessible pour les simples curieux. Archimède 1968 est un livre qui mérite qu’on s’y intéresse.

17/20

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